La couverture du Numéro 2

On revient un peu sur la couverture du numéro 2 : « Drakon » de Marie Capriata – illustratrice sous la forme d’un petit question/réponse (une interview en quelque sorte).

[Le Faune] : Marie Capriata, qu’y a-t-il à savoir sur l’illustration « Drakon »?

[Marie] : Cette illustration « Drakon » est inspirée du travail artistique mon père Jean Capriata (1944-2006), peintre, professeur d’arts plastiques et chargé de mission. Grand coloriste, il maîtrisait parfaitement la peinture à l’huile. Peintre de l’abstrait, de l’invisible, de l’insaisissable, il puisait son inspiration principalement dans le monde la science-fiction. Lovecraft, Asimov, K. Dick, Van Vogt, Erickson, Bradbury, Wul, Rosny, Langelaan, Jeury,… la liste des maîtres littéraires est longue, sa bibliothèque était imposante ! Il se nourrissait également d’œuvres visuelles avec des artistes comme Bilal, Moebius, Giger, Druillet, Jodorowsky, Jacobs, Schuiten, Peeters et des réalisateurs tels que Murnau, Méliès, Hitchcock, Laughton, Miller, Forman, Caro & Jeunet, Cronenberg, Burton, Del Toro, De Palma, Verhoeven, Ridley Scott, Jackson…

[Le Faune] : Comment caractériseriez-vous le travail de votre père?

[Marie] : Empreintes de toutes ces références artistiques, les toiles de mon père tendent à évoquer des paysages abstraits d’autres mondes, des microcosmes et des macrocosmes, des espaces imaginaires dans lesquels se confrontent et se confondent le minéral, les matières, la chair, les éléments. Les espaces suggérés se déchaînent, jaillissent de la toile parfois de façon apocalyptique. Ses toiles nous dévoilent des récits, à chacun de les interpréter selon son propre ressenti. Il nous entraîne dans une vision cosmique, vertigineuse où tout semble exploser, se désagréger, où la perspective se déconstruit, se reconstruit et inversement. Ces visions nous déstabilisent, nous interrogent. Des prouesses techniques et des phénomènes tout-à-fait incroyables puisque rien n’y est précisément figuratif. Il y a dans toutes ses toiles un immense travail de recherche et la couleur y dépasse l’objet qui finalement n’existe pas.

[Le Faune] : Pourtant ce dragon est tout à fait figuratif…

[Marie] : Car le dragon est également un hommage aux œuvres de François Delarozière, artiste et concepteur des Machines de l’Île de Nantes que j’admire énormément, ainsi qu’aux dessins de machines volantes de Leonardo Da Vinci.

Le dragon mécanique de la première de couverture a été ainsi composé, colorisé et finalisé à l’aide de ma tablette graphique et de mes petites « recettes » prédéfinies dans le logiciel. Au préalable, j’ai effectué tout un travail de dessin, assez laborieux je dois dire, en reprenant des dessins de mon père pour le fond.

***

Vous trouverez ci-dessous, quelques exemples de l’incroyable travail de Jean Capriata dont, il faut le dire, Le Faune est particulièrement fan!

Avez-vous aimé cette présentation plus poussée de la couverture? Dites-le nous en commentaire et surtout, surtout, allez voir le travail de Marie Capriata – illustratrice sur sa page et sur son site, il y a des choses incroyables!

Sans titre – Jean Capriata
Tout était eau – Jean Capriata

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